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Profil du porte-parole de la campagne de sollicitation de la Fondation pour l'avancement du théâtre francophone au Canada, l'honorable Michel Bastarache

Bastarache

 

L’honorable Michel Bastarache, C.C., c.r.Société professionnelle M. Bastarache

Depuis 2011, L’honorable Michel Bastarache a fait don de six milles (6 000 $) à la Fondation pour l’avancement du théâtre francophone au Canada

Membre des Barreaux

  • Nouveau-Brunswick  (1980)
  • Ontario (1986)
  • Québec (2008)

Éducation

  • LL.B. (Université d’Ottawa - 1978)
  • D.E.S. (droit public) (Université de Nice - 1972)
  • LL.L. (Université de Montréal - 1970)
  • B.A. (Université de Moncton - 1967)

Pendant plus d’une décennie, Me Bastarache a été juge à la Cour suprême du Canada où il a rendu des décisions sur une vaste gamme de sujets, dont nombreux reliés à l’application de la Charte canadienne des droits et libertés. Avant sa nomination à la Cour suprême du Canada, Me Bastarache a été juge à la Cour d’appel du Nouveau-Brunswick (1995-1997) où il a entendu des causes dans une diversité de domaines, y compris en matière de droit constitutionnel, de droit administratif et de droit criminel. Me Bastarache a été avocat conseil au sein du cabinet national Heenan Blaikie de 2008 à 2014. Il pratique maintenant à son compte sous le nom de Société professionnelle Michel Bastarache. Il a également été nommé en Déc 2015 Juge du tribunal administratif de l’Organisation des États Américains à Washington.

Il est également professeur agrégé à la faculté de droit de l’Université de Moncton et à la faculté de droit de l’Université d’Ottawa.

Préalablement à ses nominations judiciaires, Me Bastarache était très actif dans les milieux universitaire, gouvernemental, des affaires et juridique. Il a été traducteur juridique pour le gouvernement du Nouveau-Brunswick (1970-1971), Secrétaire général de la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick (1973- 1974), professeur adjoint puis professeur agrégé et doyen à l’école de droit de l’Université de Moncton (1978-1983), directeur général de la promotion des langues officielles au Secrétariat d’état du Canada (1983-1984), et doyen associé de la Section de Common Law à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa (1984-1987). Il a aussi travaillé pour Assomption Compagnie Mutuelle d’Assurance-vie où il a occupé les fonctions de vice-président et directeur du marketing (1974-1977) et par la suite de président et directeur général (1989-1994). En outre, il a exercé comme avocat en pratique privée à Ottawa (1987-1989) et à Moncton (1994-1995).

Au cours de sa remarquable carrière, Me Bastarache a reçu de nombreux doctorats honoris causa ainsi que des décorations et des prix prestigieux en reconnaissance de ses qualités exceptionnelles de leadership en pratique privée, en éducation juridique et dans la fonction publique. Il détient des doctorats honoris causa de l’Université de Moncton (1998), de l’Université Dalhousie (1998), de l’Université d’Ottawa (1998), de l’Université Mount Allison (2001), de l’Université du Manitoba (2005), de l’Université Sainte-Anne (2006), de l’Université du Nouveau-Brunswick (2007) et de l’Université de Montréal (2008). Goodman Fellow de l’Université de Toronto et fellow de l’American College of Trial Lawyers, Me Bastarache a été récompensé à de nombreuses reprises pour sa contribution significative et son engagement envers les communautés francophones et acadiennes du Canada.

Il a reçu, entre autres distinctions, l’Ordre des francophones d’Amérique décerné par le gouvernement du Québec (1981), la médaille du 125e anniversaire du Canada (1993), le titre de juriste de l’année décerné par l’Association des juristes d’expression française du Nouveau-Brunswick (1993), le Prix Boréal décerné par la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (1995), la médaille de Commandeur de l’Ordre de la Pléiade (1999), la médaille d’Officier de la Légion d’honneur décernée par le gouvernement de la République française (2003) et a été nommé Compagnon de l’Ordre du Canada (2009). En 2010, il a été nommé juge au Tribunal indépendant intérimaire de règlement des différends constitutionnels du Kenya. En 2012, il a été récipiendaire de la Médaille du Jubilé de la Reine. En 2013, il a reçu l’Ordre du mérite de l’Association des juristes d’expression française de l’Ontario. Il a aussi reçu la distinction de conseil de la Reine en 2013. En 2014 il est inclus dans la liste des meilleurs avocats du Canada en matière d’appel.

Me Bastarache a siégé à plusieurs conseils d’administration et comités relatifs à l’éducation juridique et à la pratique du droit. En outre, il a été très actif dans la com- munauté des affaires. Il a été membre des comités de rédaction de la Revue générale de droit international, de la Revue québécoise de droit international, de la Revue générale de droit de l’Université d’Ottawa et de la Revue du Nouvel Ontario de l’Université Laurentienne. Il a aussi été le rédacteur en chef adjoint de la Revue C’est ton droit, rédacteur en chef de la Revue du Barreau canadien (1998-2005), vice-président de l’Institut national de la magistrature (2004-2008), membre du Groupe national canadien de la Cour permanente d’arbitrage (2005-2008) et, depuis 2003, membre de la Société honorifique de common law de l’Université d’Ottawa.

Me Bastarache a publié sous sa propre direction et a été l’auteur de plusieurs ouvrages et de livres, y compris Language Rights in Canada (éditions Yvon Blais, 1987 et 2004 [2e édition]), Les Droits linguistiques au Canada (éditions Yvon Blais, 1986 et 2004 [2e édition], 2013 [3e édition]), Précis du droit des biens réels (éditions Yvon Blais, 1993 et 2001 [2e édition]) ainsi que The Law of Bilingual Interpretation (éditions Butterworths, 2008).

 

 


 

 

Ottawa, le 28 novembre 2016

 

Objet : Appuyez le développement de notre théâtre, un élément essentiel 

 au rayonnement et à la vitalité de la francophonie canadienne ! 

 

 

Madame, Monsieur,

La Fondation pour l’avancement du théâtre francophone au Canada a pour mission d’appuyer le développement du milieu théâtral francophone en situation linguistique minoritaire et d’encourager son excellence. Elle y parvient en remettant des prix qui viennent soutenir sur une base annuelle des projets de création ou de formation initiés par des artistes professionnels émergents. Son objectif est d’assurer l’essor de leur carrière et leur enracinement au sein d’un milieu qui leur appartient. La majorité des prix sont remis à des artistes comptant un maximum de dix années d’expérience professionnelle. Tous les deux ans, la Fondation honore également la contribution majeure, à titre de bâtisseur, d’une ou d’un artiste établi. Aujourd’hui, je fais appel à votre générosité pour assurer l’impact continu de notre fondation.

J’en profite d’ailleurs pour remercier l’honorable Michel Bastarache, un de nos généreux donateurs, qui a accepté d’être le porte-parole de la campagne annuelle de sollicitation, dont nous lançons la première édition aujourd’hui. La réflexion qu’il nous fait partager rejoint tout à fait l’esprit dans lequel l’action de notre fondation s’incarne :

J’ai la conviction que le théâtre constitue un élément essentiel au développement, au rayonnement et à la vitalité de nos communautés évoluant en situation minoritaire. Depuis plus de trente ans, nous avons déployé des efforts extraordinaires pour développer un réseau scolaire complet pour les francophones du Canada hors du Québec. Cette priorité s’impose de toute évidence pour maintenir et développer la francophonie canadienne. Or l’instruction doit s’accompagner de moyens pour encadrer les jeunes francophones et les immerger dans la culture française. Un outil formidable à cette fin, c’est le théâtre francophone hors Québec. Il y a 14 compagnies, 400 artistes, 30 nouvelles productions par an, plus de 1 000 représentations, 150 000 spectateurs dont la moitié sont des enfants ou des adolescents. Merci de votre générosité et de votre appui à la francophonie!

Chaque année, l’action de notre fondation entraine une réelle différence dans la carrière d’une dizaine d’artistes professionnels du théâtre de la francophonie canadienne. Les témoignages de quelques-uns de ceux qui ont pu en profiter depuis sa mise sur pied le soulignent d’ailleurs avec éloquence : 

Marie Farsi, Vancouver, récipiendaire du Prix Power Corporation du Canada 2015, ce qui lui a permis de se rendre à Bali afin d’effectuer un stage d’un mois pour étudier la danse traditionnelle de l’endroit.

J’ai eu l’opportunité de voyager à Bali pour y étudier les arts de la scène traditionnels. Toutes mes journées étaient remplies et riches en expériences culturelles. Les rencontres et conversations que j’ai eues avec des artistes de Bali et d’ailleurs m’ont encouragée à mieux comprendre, identifier et questionner ma conception du théâtre et des arts. Je suis repartie avec une certaine forme de sérénité et de confiance par rapport à la longue quête artistique qui m’attend. 

Mathieu Chouinard, Moncton, récipiendaire du Prix Viola-Léger 2015, ce qui lui a permis de poursuivre un projet de collaboration artistique au Tchad.

Le Prix Viola-Léger m’a permis de poursuivre un projet de collaboration au Tchad avec la compagnie Ndam se na, et qui explore le théâtre et la danse en tant qu’outils de sensibilisation et de paix. Ce projet propose un processus de création axé sur la rencontre, l’exploration, l’échange et la recherche sur le terrain. Il s’agit, en fait, d’une rencontre internationale Acadie-Tchad, L’objectif est d’entrer dans la réalité de réfugiés tchadiens, en offrant tout d’abord des formations artistiques dans divers camps où ils sont en situation d’attente. Les histoires partagées par les formateurs et les participants viendront ensuite nourrir la création d’un spectacle qui se veut unique. 

Guy Marsan, Ottawa, récipiendaire du Prix Formation de l’Ontario 2013, ce qui lui a permis d’entamer une maitrise à l’université de Hambourg, en Allemagne.

J’ai eu la chance de côtoyer de nombreux artistes internationaux et de participer à plusieurs projets artistiques. Tout en vivant une expérience artistique forte et enrichissante en Allemagne, je pense souvent à ce que je pourrai apporter à ma communauté d’origine lorsque je serai de retour au Canada. Ici, j’ai eu l’occasion de faire des rencontres que je n’aurais pas pu faire à Ottawa. Vivant en immersion complète dans une nouvelle culture, ces rencontres nourrissent l’artiste et l’homme que je suis. 

Depuis 2011, la Fondation a doublé le nombre de prix qu’elle remet directement aux artistes. Par voie de conséquence, elle a aussi quasi triplé les sommes qui leur sont accordées. En 2010, elle remettait cinq prix, totalisant 26 000 $. C’est maintenant dix prix, d’une valeur globale de 70 000 $ qui sont décernés chaque année. Trois bourses sont accordées en Acadie, deux en Ontario et deux dans l’Ouest ; trois distinctions d’envergure nationale sont également offertes. Depuis 2004, près de cent artistes du théâtre canadien français ont pu bénéficier des bourses associées aux Prix d’excellence de la Fondation afin d’entreprendre un projet de création ou de formation. Par ricochet, c’est l’ensemble de leur milieu qui en bénéficie, puisqu’une expertise est alors développée et ramenée dans leur région. Depuis sa création, la Fondation pour l’avancement du théâtre francophone au Canada a remis à des artistes du théâtre du Canada français plus de 400 000 $ sous forme de bourses.

Pour la remise de ses Prix d’excellence, la Fondation pour l’avancement du théâtre francophone au Canada bénéficie de dons majeurs en provenance de grandes institutions que nous remercions chaleureusement : la Banque Royale, la Banque Nationale, Power Corporation du Canada, la Fondation Viola Léger, le Centre national des Arts du Canada, la Congrégation Notre-Dame du Sacré-Cœur, de Dieppe, au Nouveau-Brunswick, le Centre des écritures dramatiques Wallonie-Bruxelles, la Commission internationale du théâtre francophone. La très grande majorité des argents versés par ces organismes est directement remise aux artistes. En conséquence, les donatrices et donateurs privés soutiennent non seulement la distribution de prix, mais aussi le fonctionnement de notre fondation.

C’est pourquoi mes collègues du conseil d’administration, Gisèle Barnabé (Manitoba), Gilles Beaulieu (Nouveau-Brunswick), Matthieu Brennan (Ontario), Hilaire Lemoine (Ontario) et Geneviève Pineault (Ontario) et moi joignons notre voix à celle de Me Bastarache pour susciter votre générosité et lancer la première campagne annuelle nationale. Celle-ci marque un nouveau cycle dans les activités de notre Fondation.

En septembre prochain, le montant global des sommes recueillies sera annoncé lors de la treizième remise de nos Prix d’excellence au Centre national des Arts à Ottawa. Un reçu officiel sera remis pour chaque don de vingt-cinq dollars (25 $) et plus.

En vous remerciant de la générosité dont vous ferez preuve, je vous invite à consulter le site de la Fondation où vous pourrez découvrir le profil du porte-parole de notre campagne de sollicitation, Michel Bastarache, et, de façon plus particulière, la section Bourses, où vous trouverez des entrevues filmées avec chacun des lauréats depuis la remise de prix de 2011.

Je vous prie de croire, chers amis, en l’expression de mes sentiments les meilleurs!

 

Le président du Comité pour l’avancement du théâtre francophone au Canada,

Signature Benoit Hubert

Benoît Hubert